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La maternité des Lilas vivra aux Lilas

Terminée le 13/09/2015
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La Maternité des Lilas, hôpital à but non lucratif de la Seine-Saint-Denis, ne pratiquant aucun dépassement d’honoraires est un lieu emblématique du droit à l’avortement et à la naissance dite «sans douleur».

 Réalisant, chaque année, près de 1 700 naissances, plus de 1 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) et 15 000 consultations, cette maternité qui emploie 150 passionnés ( médecins, sages femmes, aides-soignantes, puéricultrices, personnel hôtelier et administratif) est menacée de disparition.


Une certaine idée de la naissance et de la parentalité menacée

Incarnant une conception unique de la grossesse, la singularité des Lilas réside dans son approche très libre et son accompagnement des jeunes mères mais pas seulement. Avec des séjours plus longs pour permettre aux parents de prendre leurs marques, un taux de césarienne qui reste bas, des méthodes alternatives à la gestion de la douleur, la prise en compte des projets de naissance, la maternité permet l'accès à une idée différente de la naissance.


Quel est aujourd’hui le problème de la maternité des Lilas ?

Après 50 ans de bons et loyaux services, le bâtiment qu’occupe la Maternité montre incontestablement des signes de déclin. Décidés à reconstruire la maternité aux Lilas suite à l’entrée du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon au conseil d’administration de Naissance (l’association en charge de l’exploitation de la maternité) en Septembre 2012, la direction de l’établissement lilasien a du essuyer un refus de M. Claude Evin, président de l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île-de-France.  

Aujourd’hui séparée du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, l’objectif pour la nouvelle direction et le personnel des Lilas est de se battre pour reconstruire l’établissement aux Lilas et surtout éviter qu’il ne disparaisse dans une apathie généralisée. 

Pourquoi il est important d’agir ?


Dans un contexte de coupes budgétaires, d’accélération des suppressions des établissements de proximité, les avantages croissants accordés aux cliniques privées questionnent sur la pérennité de cet établissement qui, devenu vétuste, aurait besoin d’être reconstruit au plus vite. L'Etat doit donc s'engager sur les 10 millions manquant pour le démarrage du projet. 


Face à la remise de question du financement de la reconstruction de cet hôpital, qui pourrait voir le jour, trente mois après, un certain nombre d’interrogations se posent. Faut-il, tout comme les femmes espagnoles, se battre à nouveau pour le droit à l’avortement libre et sécurisé ?


Faut-il renoncer à ces années de lutte sous prétexte d’efficience financière et accepter d’être délocalisé ailleurs au risque de perdre la spécificité du projet médical?


Faut-il capituler et délaisser ces 150 personnels, médecins, sages-femmes, aides-soignantes, puéricultrices, personnel hôtelier et administratif ?


 Faut-il amputer le 93, l’un des départements les plus peuplés et les plus défavorisés de France, d’une de ses maternités phares, fleuron d’un savoir-faire unique et plébiscité par ses citoyens comme le montre l’enquête réalisée par le mouvement français pour le planning familial ?


Un budget qui aurait du être accordé depuis longtemps


 La reconstruction représente un budget de 24 millions d’euros soit 0,009% des 243 milliards d’euros de dépenses courantes de santé de 2012.


Et tandis que l’ARS lance son projet, Favoriser la réduction des inégalités d’accès à l’avortement (Frida), pourquoi chacun ne prend-il pas ses responsabilités pour débloquer une situation jusque-là inextricable ?


A l’heure où la lutte contre le chômage est la priorité numéro 1 des Français, réaffecter la Maternité entraînerait la suppression de plus de 150 emplois. Est-il judicieux de priver la commune des Lilas de sa Maternité face aux conséquences que cette délocalisation engendrerait ?


La réponse est négative. Nous avons encore les moyens d'inverser les choses.  Pour nos familles, pour le respect des choix individuels, pour la continuité de la naissance respectée. La Maternité est née aux Lilas et elle y restera ! 


Voir la tribune publiée dans Libération et le Figaro et signée par Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale), Daniel Guiraud (maire des Lilas, président de Paris-Métropole), Stéphane Troussel (président du conseil général de Seine-Saint-Denis), Elisabeth Guigou (députée), Laurence Cohen (sénatrice), Eva Joly (eurodéputée), Arthur H. (musicien), Arlette Laguillier (membre de la direction Lutte ouvrière), Grand Corps Malade (slameur), Catherine Ringer (artiste), Karin Viard (actrice), Evelyne Vanderheim (ex-directrice des Bluets), le bureau national du planning familial et les Collectifs Maternité des Lilas, ANCIC, CADAC, femmes solidaires 93



Depuis maintenant 50 ans, la Maternitaté des Lilas défend un projet, une manière d’appréhender la naissance qui place le bien-être de la femme enceinte au coeur de l’acouchement. « Qualité », « proximité » et « accompagnement » sont les premiers mots qui viennent à l’esprit des femmes ayant effectué un séjour à la Maternité des Lilas lorsqu’on leur demande de décrire leur expérience.




On est bien loin ici de la course à la rentabilité qui à cours dans la plupart des établissements hospitaliers depuis la réforme du système de financement de la santé de 2004. 


La qualité avant la rentabilité


Depuis cette réforme et la mise en place de la « tarification à l’activité » (T2A) qui attribue aux établissements hospitaliers une dotation fonction des actes réalisés au cours de l’année et encourage donc la réduction du temps de prise en charge des patients, c’est tout le modèle d’une médecine saine qui est remis en cause et au delà, le système de santé français tel qu’on le connaissait. 


La Maternité des Lilas est aujourd’hui fière de revendiquer sa différence, de placer la qualité des soins prodigués avant leur rentabilité. Fière également d’afficher une durée moyenne des séjours de 4.6 jours quand celle-ci atteint en moyenne 2.5 jours en Île-de-France. Enfin, elle tient à rappeler que le droit des femmes à disposer de leur corps doit demeurer un droit immuable, que la France a le devoir de condamner toute prise de position contraire à cet état de fait. 


Un lieu de défense du droit des femmes à disposer de leurs corps


La Maternité des Lilas, créée en 1964 au nom d’une “certaine idée de la naissance et de la parentalité”, a toujours été à l’avant-garde des luttes pour la promotion du droit des femmes à disposer de leur corps. Comme d’autres en son temps, cet établissement a été un des pionniers de la diffusion des moyens de contraception et de la reconnaissance du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) qui a abouti au vote de la loi Veil en 1975. 


Un centre dont la disparition serait un retour en arrière


La maternité des Lilas, aujourd’hui l’un des centres d’orthogénie référents pour la prise en charge des IVG est située dans un département où le taux de recours à l’IVG est particulièrement élevé : 24,8 IVG pour 1 000 femmes en âge de procréer contre une moyenne de 15,1 en France. La disparition de l’établissement priverait donc des milliers de femmes d’une information et alternative près de chez elles.


Un collectif qui lutte pour la survie du lieu depuis 2010


De nombreuses actions ont été menées par les 150 employés de la maternité dont les emplois sont menacés mais également par des femmes et des hommes ayant eu affaire à un moment ou à un autre à l'établissement. Un campement a notamment eu lieu devant le Ministère de la Santé en Juin 2013 afin de rappeler au Président Hollande, sa promesse de venir inaugurer les nouveaux locaux s'il était élu.


Une lutte qui rassemble


Depuis que son projet d’agrandissement a été suspendu suite au repli de l’ARS, la mobilisation du personnel, des associations, des personnalités politiques, d’artistes comme Catherine Ringer, Karin Viard,Arthur H. mais aussi de nombreux citoyens n’a pas faibli : camping sauvage devant le ministère, flash mob, concert, soirée de soutien, manifestations de rue.


Après avoir manifesté devant le ministère, les sages-femmes ont réalisé une reprise de la chanson Happy de Pharell Williams pour sensibiliser le récent gagnant de l’Euromillion à venir en aide à la Maternité.




Parallèlement, une pétition a enregistré plus de 33 000 signatures, jusqu’ici ignorées par le ministère concerné. 


Des élues de sensibilités politiques différentes se sont engagées pour élargir la mobilisation et participer à l’élaboration de propositions alternatives.



Cher gouvernement : après les promesses, les actes ?


Objet d’annonces de soutien en période électorale, la maternité des Lilas est depuis plusieurs mois confrontée à l’indifférence généralisée dans les plus hautes sphères de l’État.  



Revoir en vidéo la promesse de François Hollande 


Si l’état peut imposer des contraintes d’efficacité, il ne peut se dispenser de cette mission de service public et laisser la situation dans un statu quo absolument destructeur.


Le projet nécessite un engagement de tous les pouvoirs publics, collectivités locales, ministère, Agence Régionale de la Santé Ile-de-France. Marisol Touraine, ministre de la Santé, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports, Claude Evin, directeur de l’ARS IDF et ancien ministre de la Santé.


Les politiques doivent s'unir pour assembler les fonds complémentaires aux 23 millions nécessaires à ce chantier emblématique. 


Le déblocage de ces fonds dépend avant tout de courage et de volonté politique mais également de respect des femmes et des hommes qui se battent pour le droit à la santé, le droit des femmes, le droit à « un état de bien-être physique, mental et social », ce qui représente une préoccupation transversale de toutes les politiques publiques. 



 

L'ARS questionne aujourd'hui en avant la solidité financière de l’établissement porte par une association loi 1901. Certes cette association ayant été créé pour porter la maternité des lilas, est à but non lucrative et n'a donc jamais eu comme objectif de faire de l'argent. 

Aujourd'hui, l'ARS dit avoir besoin de garantie, fonds qui d'après l'agence ne pourront pas être amenés par la maternité des lilas.

Nous sommes dans une société où il faut faire ses preuves et où valeurs et actes ne suffisent plus, parfois, à prouver le sens du travail effectué.

Sauf qu'à la maternité des lilas, professionnels, patients, citoyens, tous sont prêts à se battre pour qu'une autre idée de la naissance soit possible.

 

Renforcer les fonds propres de l’association en charge de la gestion de la maternité

 

Ainsi, l’un des arguments principaux avancé pour ne pas permettre la reconstruction est le manque de solidité financière de la maternité, qui place la qualité des soins et le respect des femmes avant la rentabilité.

Les promesses ont été faites à tous les échelons mais le passage à l’acte traîne du pied…avec en face une maternité et ses 150 employés qui s’épuisent et se trouvent en situation précaire du fait de cet immobilisme.    


 


Se maintenir dans un rapport de force 

Pour pouvoir se maintenir dans un rapport de force favorable avec les différents interlocuteurs et les banques, l’association Naissance en charge de la gestion de la maternité, mais aussi de l’étude et de l’enseignement de la Psychoprophylaxie de l’accouchement (préparation psychologique permettant d’éviter la survenue de réactions nuisibles pour l’organisme lors de l’accouchement) ainsi que de la promotion de l’orthogénie, doit renforcer ses fonds propres.

 D'autre part, la maternité des lilas n'en est pas à sa première bataille et ressent aujourd'hui le besoin de consolider ses bases en renforçant sa sécurité financière. Le contexte actuel de coupes financières n'est en rien sécurisant pour un établissement de santé comme celui-là, aussi s'ouvrir à nouveau modèle, se positionner de manière plus forte avec des fonds d'avance en cas d'incident qui pourrait ne pas être soutenu, voilà la position actuelle.

 

Il n'est en aucun cas question de permettre à l'ETAT de se désengager mais bien au contraire de lui prouver que les citoyens, la société est prête à assurer de son soutien, moral mais aussi financier à cette association qui se bat pour des valeurs et des droits fondamentaux. C'est donc un appel généralisé que nous ouvrons aujourd’hui.


Sans aliéner la philosophie et la politique de l’établissement, cet engagement des citoyens et des fondations est aujourd’hui notre nouveau levier de négociation face aux financeurs et aux décideurs.


Notre objectif : s’approcher au plus possible des 2.5 millions d’euros de fonds propres

 

Le 1er plancher : 500 000 euros

500 000 euros voici environ ce que coûte 15 jours d'activité à la maternité des lilas.

 

Si un incident technique se produit qui empêche l'activité, cela va donc très vite et la maternité doit pouvoir faire face sans pour autant devoir connaître un déficit du à ce manque d'entrée financière.

 

Les 20 000 déjà collectés lors de la première campagne réalisée vont permettre entre autre de faire face aux frais juridiques de cette négociation et aux frais des supports de manifestation ! Merci à tous les premiers soutiens ! 

 

Le 2ème plancher : 1 000 000 million d'euros

 L'équivalent d'environ un mois d'activité de l'établissement. Symboliquement et concrètement cela permet d'asseoir une certaine stabilité et donc de mettre en avant que oui, la maternité des lilas est solide et elle le prouve.

 

Le 3ème plancher : 1,5 million d’euros

Cela correspondra à 10% de l'activité annuelle dans les futurs locaux de la maternité. De quoi donc pouvoir peser fortement dans les négociations.

Pouvoir avancer qu'on peut faire face à 10% de sa propre activité en fonds propres ne peut qu'être un argument entendu par les pouvoirs publics frileux à l'idée de nous soutenir.

  

Le 4ème plancher : 2,5 millions d’euros

Ce million supplémentaire rendrait le rapport de force tellement important qu'il ne nous paraît pas envisageable que l'ARS ni le ministère ne puisse reculer. En effet avec 2,5 millions d'euros non seulement nous pouvons faire face à 10% de l'activité mais également aux aléas de la construction, potentiels retards ou frais annexes.

 

Nous demandons toujours 23,8 millions d'euros mais ne donnons pas la possibilité à l'ETAT de reculer si jamais des frais annexes, qui peuvent vite être importants viennent se surajouter.


C'est primordial pour être prix au sérieux et entendus!


S’il advenait que l’État se désengage et ne reconnaisse pas la volonté citoyenne, fondement de la démocratie, ces soutiens seront utilisés sur tout le territoire pour développer des actions en ligne avec les valeurs de la maternité des Lilas. L'association restera active et pourra développer des actions.

 

Nous connaissons déjà des personnes capables et motivées à l’idée de réaliser ces projets, l’argent récolté serait donc utilisé pour développer ces structures afin que la maternité des lilas continue à vivre à travers celles-ci - si, à notre grand regret nous ne parvenons pas à faire fléchir les pouvoirs publics.

 

Les sommes collectées permettraient notamment de financer des projets dédiés à la naissance respectée, le droit à l’IVG et plus généralement les droits des femmes et défense des maternités de proximité. 

 

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